Vous allez ou venez d’accueillir un chaton à la maison, ? Félicitations ! Une belle histoire d’amour (et de nuits courtes) commence. Les premières semaines avec un chaton sont magiques… mais elles peuvent aussi réserver quelques surprises. Même avec la meilleure volonté du monde, il est facile de commettre des petites erreurs sans le savoir, des erreurs qui peuvent pourtant avoir un impact sur la santé, le comportement ou le bien-être de votre compagnon. Dans cet article, on vous a listé les 10 erreurs les plus fréquentes quand on adopte un chaton, avec à chaque fois nos conseils pour les éviter.
Erreur n°1 : Séparer le chaton de sa mère trop tôt
C'est l'une des erreurs les plus répandues, souvent par impatience ou méconnaissance. Un chaton doit rester avec sa mère jusqu’au ses 2 mois minimum (6 semaines). Chez Ziggy, on vous conseille même d’attendre au moins ses 3 mois (12 semaines) pour s’assurer que son sevrage soit complètement terminé.
Le sevrage chez le chaton est extrêmement important, car c’est durant ses premières semaines que sa maman lui enseigne toutes les bases du comportement félin. C’est elle qui s’occupe de son sevrage alimentaire et psychosocial ; elle lui apprend à se nourrir, à se laver, à être propre ou encore à interagir avec ses frères et sœurs, avec d’autres animaux et avec les humains. Un chaton non sevré ou sevré trop tôt peut par la suite développer des troubles du comportement : malpropreté, hyperattachement, agressivité, etc.
Bien sûr, si vous trouvez un chaton abandonné, accueillez-le chez vous pour en prendre le plus grand soin. Ce sera à vous de prendre le rôle de la maman ou du papa chat. Si cela vous arrive, on vous partage tous nos conseils sur notre blog.
Erreur n°2 : Négliger la première visite chez le vétérinaire
"Il a l'air en pleine forme, ça peut attendre." C'est une pensée courante, mais risquée. La première consultation vétérinaire doit avoir lieu dans la semaine suivant l'arrivée du chaton à la maison.
Cette visite est essentielle pour détecter d’éventuels soucis de santé. Très fragiles, nos bébés chats peuvent souffrir de nombreuses pathologies, surtout s’ils n’ont pas encore été vaccinés.
Parmi les maladies les plus courantes, on compte notamment le coryza chez le chat. Les signes cliniques sont nombreux, comme les éternuements, le chaton éternue souvent, son nez et ses yeux coulent, un manque d’énergie. Ces symptômes peuvent aussi inclure des troubles respiratoires, de la fièvre, des ulcères de la langue, de la cornée encore une conjonctivite (les yeux rouges). Le coryza est une maladie très sérieuse, qui peut mener jusqu’au décès de votre chaton.
Le vétérinaire vérifiera également si le chaton n’a pas de parasites externes, comme des puces, ou des parasites internes, tels que les vers (ascaris, ankylostomes, ténia, cestodes). Un chaton infecté a souvent le ventre gonflé ou anormalement gros.
Un bilan de santé permet de savoir si votre chaton va bien et de démarrer un protocole vaccinale (typhus, coryza, leucose si le chaton sort). La vaccination chez le chat peut débuter dès 2 mois. De nombreux vétérinaires préfèrent vacciner lorsque le chaton aura atteint 1 kilo.
Notre conseil : Prenez rendez-vous dès les premiers jours et notez toutes vos questions avant la consultation.
Erreur n°3 : Changer son alimentation brutalement
Votre chaton vient d'arriver à la maison, et vous avez envie de lui offrir la meilleure nourriture possible. C'est une belle intention ! Mais attention : changer son alimentation du jour au lendemain n’est pas recommandé.
Lorsque vous accueillez votre chaton chez vous, il est préférable de ne pas changer son alimentation au cours des premiers jours. Votre rencontre et la découverte d’un nouvel environnement sont déjà des évènements assez stressants pour votre chaton pour lui rajouter une source de stress supplémentaire.
Si vous souhaitez changer son alimentation, c’est tout à fait possible, au bout de quelques jours à quelques semaines, une fois que vous sentirez que votre chaton est à l’aise et détendu dans son nouveau chez lui.
Pour cela, on vous recommande vivement d’effectuer ce que l’on appelle une transition alimentaire chez le chat, pour éviter les troubles digestifs et permettre à votre chaton d’apprécier sa nouvelle alimentation dans les meilleures conditions !
Notre conseil : Commencez par lui donner la même nourriture que celle fournie par l'éleveur, l'association ou la personne avant vous. Ensuite, effectuez une transition alimentaire progressive sur 7 à 10 jours, en mélangeant l'ancienne et la nouvelle nourriture, en augmentant progressivement la proportion de la nouvelle.
Erreur n°4 : Négliger l'alimentation adaptée à son âge
Un chaton n'est pas un chat adulte en miniature. Ses besoins nutritionnels sont totalement différents : il est en pleine croissance. Son organisme gagne en maturité, synthétise de nouveaux tissus et tente de croître harmonieusement.
Une nourriture pour chaton adapté à ses besoins est essentielle.
Lui donner des croquettes pour chats adultes dès le départ, c'est risquer des carences qui peuvent affecter sa croissance et sa santé sur le long terme.
Notre conseil : l’alimentation de votre chaton doit avant tout être riche en protéines de qualité (sources des acides aminés essentiels à la santé), riche en matières grasses, pauvre en amidon et lui apporter des minéraux (calcium, phosphore) indispensables à sa croissance.
Chez Ziggy, nos croquettes pour chaton et nos pâtées pour chaton répondent parfaitement aux besoins nutritionnels de nos petits moustachus.
Erreur n°5 : Lui offrir seulement 2 repas par jour
Votre chaton doit pouvoir consommer au minimum 4 petits repas par jour.
Si vous nourrissez votre chat avec un ou deux repas par jour, cela peut créer de la frustration car il ne comble son besoin de grignotage : cette frustration peut générer du stress, des mauvais comportements et parfois même des vomissements, car il ingère une trop grande quantité de nourriture d’un coup.
Rappelons que nos chats, quel que soit leur âge, sont par nature des petits grignoteurs, pouvant faire jusqu’à 20 petits repas par jour. Nos tigres de salon ont conservé ce comportement de grignotage.
Nos conseils : Vous pouvez proposer la pâtée en 3-4 petits repas par jour pour commencer et y ajouter des croquettes une à deux fois par jour lorsque vous êtes absent par exemple. Si votre chaton dévore toute sa pâtée et/ou ses croquettes, vous pourrez en augmenter la quantité au cours des prochains repas.
Avant leurs 6 mois, nos chatons sont en pleine croissance et n’ont aucun problème à réguler leur alimentation. N’hésitez donc pas s’il vous paraît avoir faim ou réclamer, à augmenter sa dose journalière pour satisfaire ses besoins.
En parallèle, n’oubliez pas de lui proposer de l’eau à volonté tout au long de la journée. Pensez à renouveler l’eau 2 fois par jour, ou plus souvent si elle ne vous semble pas limpide.
Erreur n°6 : passer à une alimentation pour chat adulte dès la stérilisation
La stérilisation ne signifie pas le passage à l’adulte adulte. Nos chatons ont besoin d’une alimentation pour chaton jusqu’à leur première année. Leur offrir une alimentation pour chat adulte stérilisé est une erreur.
Après la stérilisation, le besoin énergétique du chaton va diminuer de 20% en moyenne, mais ses besoins nutritionnels resteront les mêmes. Même stérilisé, il aura besoin d’une nourriture pour chaton pour terminer sa croissance de manière harmonieuse.
Entre l’âge de 6 mois, âge fréquent de stérilisation, et l’âge adulte, la taille change peu : le squelette a déjà presque atteint le format adulte. Mais la musculature, elle, n’est pas celle de l’adulte.
Priver son chaton de protéines à ce stade impacterait son développement musculaire. Cela peut passer inaperçu : il prend du poids, le poil cache le développement de la musculature. Mais la composition corporelle peut ne pas être optimale : ainsi la petite poche inguinale, faite de tissu adipeux, la faiblesse des muscles abdominaux rendant facilement pendulaire un abdomen un peu flasque… Cela peut être évité en nourrissant son petit félin correctement.
Notre conseil : Il est ainsi préférable de conserver une alimentation pour chaton jusqu’à l’âge adulte. Il faudra en revanche limiter la quantité à son besoin énergétique.
N'hésitez pas à utiliser notre diagnostic pour connaître la quantité exacte de croquettes et/ou de pâtées à lui offrir chaque jour.
Erreur n°7 : Lui donner du lait de vache
Il existe de nombreuses idées reçues sur l'alimentation de nos chats, dont celle sur le lait. Cette affirmation est fausse. Nos chats ne boivent pas le lait. La grande majorité des chats sont intolérants au lactose. Le lait de vache peut provoquer des diarrhées et des douleurs abdominales chez votre chaton.
Le seul lait toléré est celui de leur mère lorsqu’ils sont chatons, ou bien le lait maternisé prescrit par un vétérinaire si la maman ne peut plus assurer ses fonctions.
Le chaton digère bien le lactose de sa mère, car la lactase, une enzyme favorisant la digestion du lactose, est particulièrement active dans son organisme. Mais celle-ci perd en efficacité, une fois le chaton devenu adulte.
Un chaton n'a tout simplement plus besoin de lait. Ce dont il a besoin, c'est une eau fraîche mise à disposition dans une gamelle pour chat propre.
Notre conseil : placez sa gamelle d’eau loin de sa litière et de sa nourriture. Dans la nature, les chats ne mélangent jamais eau et nourriture. Le lieu où il mange se situe toujours loin de l’endroit où ils se désaltèrent, pour éviter toute contamination bactérienne. Et nos petits tigres de salon ont gardé cette habitude. Certains chats préfèrent d'ailleurs boire au robinet, de peur de boire une eau contaminée.
Erreur n°8 : Lui laisser accès à toute la maison d'un coup
Un chaton qui arrive dans un nouvel environnement est un chaton stressé. Lui ouvrir d'emblée tout l'appartement ou la maison, c'est le submerger de stimulations nouvelles alors qu'il n'a pas encore ses repères. Un chaton perdu dans un grand espace peut se cacher, refuser de manger ou uriner en dehors de sa litière par anxiété.
Notre conseil : Commencez par lui dédier une seule pièce calme avec tout ce dont il a besoin : litière, gamelle, eau, griffoir, coin dortoir. Laissez-le explorer progressivement le reste du logement sur quelques jours, à son rythme. Ne forcez jamais le contact et laissez-le venir vers vous.
Erreur n°9 : Le laisser seul trop longtemps dès le début
Un chaton est un être sociable qui a besoin de présence, surtout dans ses premières semaines dans son nouveau foyer. Le laisser seul de longues heures dès les premiers jours peut générer de l'anxiété et nuire à son développement émotionnel.
Notre conseil : si vous travaillez et êtes souvent absent, enrichissez son environnement avec des jouets, des cachettes et des espaces de grimpe pour stimuler sa curiosité.
Erreur n°10 : Oublier de sécuriser la maison
Les chatons sont des petits êtres très curieux. Avant son arrivée, votre intérieur doit faire l'objet d'une véritable inspection de sécurité. Les risques sont nombreux et souvent sous-estimés.
Parmi les dangers courants : les fils électriques à mâchouiller, les plantes toxiques pour chat (lys, philodendron, muguet…), les fenêtres sans filet de protection, les produits ménagers accessibles, les petits objets avalables…
Notre conseil : Faites le tour de chaque pièce au niveau du sol, comme si vous étiez le chaton. Rangez, bloquez, protégez. Si vous avez un balcon ou aimez ouvrir vos fenêtres, n’hésitez pas à mettre des filets de sécurité pour balcons et fenêtres.
Erreur n°11 (bonus) : Négliger la stimulation et le jeu
Un chaton qui s'ennuie, c'est un chaton qui fait des bêtises et qui peut développer des troubles comportementaux. Le jeu n'est pas un luxe pour votre petit loulou, c'est une nécessité. Il lui permet de développer ses réflexes, de dépenser son énergie, de s'épanouir et de renforcer votre lien.
Notre conseil : prévoyez au moins deux sessions de jeu par jour avec votre chaton. Des accessoires pour chat, des jouets pour chats variés (cannes à pêche, balles, peluches à la cataire), un griffoir et un arbre à chat transformeront votre intérieur en terrain d'aventure pour votre petit félin.
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