Idées reçues sur l'alimentation de son chat

15 idées reçues sur l’alimentation de votre chat

En tant que parent, vous souhaitez le meilleur pour votre chat adoré, et par conséquent lui offrir la meilleure alimentation possible afin qu’il soit en bonne santé. Mais voilà, certaines idées reçues sur l’alimentation du chat ont encore la vie dure, et certaines allégations peuvent malheureusement vous influencer à tort. Chez Ziggy, on a voulu donner un grand coup de patte (et de griffe) sur tous ces préjugés qui peuvent vous induire en erreur. En voici 15. 

1. La pâtée pour chat est une friandise

“Je vais lui faire plaisir, je vais lui donner de la pâtée”.

La pâtée est encore aujourd’hui considérée à tort comme une friandise. Or, il s’agit bien d’un aliment à part entière qui peut être donné plusieurs fois par jour à votre petit compagnon. C’est d’ailleurs l’alimentation qui se rapproche le plus des besoins naturels du chat. À condition bien sûr qu’elle soit riche en protéines animales de qualité, équilibrée en nutriments essentiels (acides gras essentiels, minéraux, vitamines) et pauvre en glucides.

Il faut toutefois distinguer la pâtée complète de la pâtée complémentaire. Un aliment complet contient tous les nutriments dont votre minou a besoin pour être en bonne santé. Il peut ainsi être donné comme alimentation unique. Nul besoin de compléter sa ration avec d’autres aliments. À l’inverse, un aliment complémentaire ne couvre pas l’intégralité des besoins nutritionnels de votre chat. Il peut contenir des taux élevés de certaines substances ou bien être dépourvu de certains nutriments. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article sur la différence entre la pâtée complète et la pâtée complémentaire.

La pâtée complète n’est pas une friandise, et de loin ! Nous vous conseillons d’ailleurs de la privilégier pour votre petit moustachu. Et pour cause, elle apporte de nombreux bienfaits : 

  • Elle est riche en eau. Il faut savoir que dans la nature, le chat est un petit buveur. C’est à l’origine un animal provenant du désert ! L’eau qu’il absorbe provient principalement de ses proies. Contrairement aux croquettes, la pâtée apporte toute l’hydratation nécessaire. Un chat qui mange une nourriture humide consomme deux fois plus d’eau qu’un chat qui se nourrit exclusivement ou majoritairement d’aliments secs. 
  • Elle prévient les risques de troubles urinaires. Elle permet d’avoir des urines moins concentrées. 
  • La pâtée a aussi l’avantage d’être 4 fois moins calorique que les croquettes. Elle permet à nos petits compagnons de manger en grande quantité, sans les calories qui vont avec. Riche en eau, elle apporte par ailleurs du volume dans l’estomac. Nos matous sont ainsi rassasiés rapidement et longuement.
  • Enfin, la pâtée augmente le niveau d’activité de votre boule de poils. On ne sait pas si cela est dû à l’hydratation ou à la fréquence des urines, mais plusieurs études s’accordent à dire que les félins qui mangent un aliment humide ont une activité physique supérieure à ceux qui mangent un aliment sec. Et nous venons de le voir, l’activité physique permet de diminuer les risques d’obésité et de troubles urinaires. C’est ce que l’on appelle un cercle vertueux 😺. Évidemment, la pâtée doit être qualitative. Le simple fait qu’elle soit humide ne suffit pas. 
  • Les nutriments présents dans la pâtée (de qualité) permettent à votre moustachu de conserver un beau pelage.

Ces affirmations, on ne les a pas sorties de notre chapeau, mais d'études scientifiques très sérieuses. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu (ou si vous n’avez pas le courage ou le temps de lire ces publications), on vous laisse regarder la vidéo de notre vétérinaire et spécialiste en nutrition féline, le Dr Géraldine Blanchard.

2. La pâtée pour chat fait grossir

Bien que toutes les pâtées ne se valent pas, il faut garder en tête qu’à poids égal la pâtée est en moyenne quatre fois moins calorique que les croquettes. Riche en eau, elle permet à votre boule de poils de manger en quantité suffisante, tout en étant bien rassasié. De plus, il a été prouvé qu’un chat qui mange humide aura plus d’énergie, et sera donc davantage amené à se dépenser.

“Mais mon chat a pris du poids, même en lui donnant de la pâtée !”.

Dans ce cas, sa nourriture peut être inadaptée.

Il faut savoir qu’après la stérilisation, minou voit ses besoins énergétiques diminuer de 20% en moyenne. Une nourriture humide non adaptée peut lui apporter un peu trop de calories.

Si votre félin est stérilisé, il est important de lui offrir des pâtées spécialement conçues pour les chats stérilisés. Celles-ci lui apporteront les nutriments nécessaires, sans les calories qui vont avec. Mais là encore, celles-ci doivent être de qualité. On vous en dit plus dans notre article sur l'alimentation du chat stérilisé.

Notez que les causes du surpoids chez nos amis poilus peuvent aussi être liées à un manque d’activité physique, à l’ennui, au stress ou encore à la prise de certains traitements médicaux. Retrouvez également sur notre blog nos meilleurs conseils pour faire maigrir votre chat.

3. La pâtée n’est pas nourrissante

“Ce n’est que de la flotte !” 

Voilà le type de réflexion que l’on a pu entendre chez de nombreux parents et même dans la bouche de certains professionnels. Si, si ! Et cela est bien sûr faux.

La pâtée est certes composée à 80 % d’eau, mais elle est toutefois très nourrissante. À condition, encore une fois, qu’elle soit qualitative, qu’elles contiennent des protéines animales qui ont une vraie valeur nutritionnelle. Notez au passage qu’un morceau de viande crue contient en moyenne 75 % d’eau ! 

Dans bon nombre de pâtées industrielles, on retrouve non pas des abats nobles ou des vrais morceaux de muscle, mais de la viande reconstituée (mélanges de protéines animales et végétales), de la farine animale ou encore de la viande séparée mécaniquement (VSM). Des protéines sans grand intérêt nutritionnel ! 

Comment savoir si les protéines sont qualitatives ?

En nutrition féline, c’est le rapport protéines / phosphore ou rapport protido-phosphorique (RPP) de l’aliment qui permet d’en savoir un peu plus sur la qualité des protéines utilisées lors de la fabrication.

Les sources de protéines qualitatives, ou à forte valeur biologique (pourcentage de la protéine retenue par l’organisme) ont un rapport élevé (supérieur à 35). On compte le poisson, la viande, les œufs et les abats. À l’inverse, les sources de protéines très peu qualitatives (ou à faible valeur biologique) ont un rapport protéine/phosphore faible (inférieur à 25). Ce qui est le cas des céréales, des carcasses et des os.

Pour déterminer le RPP, il suffit de diviser le taux de protéine brute par le taux de phosphore.

D'autres indicateurs affichés sur les boîtes de pâtée peuvent vous aider : le taux de phosphore et le taux de cendres brutes. Plus ce dernier est élevé, plus de la carcasse a été ajoutée !

Pour en savoir, n'hésitez pas à consulter notre article sur les protéines dans l'alimentation de son chat. 

Nos pâtées Ziggy, formulées par le Dr Vétérinaire Géraldine Blanchard, ne contiennent pas de viande reconstituée, ni de VSM (viande séparée mécaniquement) ou de “déchet” animal comme de la carcasse, de la peau, des plumes et des arêtes. Vous n’y trouverez que des vrais morceaux de muscles et des abats nobles (poulet, bœuf, porc).

Ineka, un chat nourri aux pâtées Ziggy
Ineka, une chatte bien nourrie et heureuse grâce à ses pâtées Ziggy

4. La pâtée donne la diarrhée

Sur les forums et blogs animaliers, beaucoup de parents affirment que la pâtée donne la diarrhée à leur félin. Cela peut être vrai si elle est de qualité médiocre ! 

En plus de n’apporter aucun bénéfice santé, il faut savoir que les protéines utilisées ne sont pas toutes digérées. Lorsqu’elles arrivent dans le gros intestin, elles sont putréfiées et peuvent alors donner des gaz et de la diarrhée. 

Si leur chat a la diarrhée, cela peut également être dû au fait qu’ils en donnent de manière ponctuelle, comme une “friandise”. Or, chez le chat, le moindre changement alimentaire peut détraquer son transit.

Autre raison : un changement alimentaire trop brutal. Lorsque l’on change d’un coup le contenu de la gamelle de son chat, cela peut déclencher une diarrhée. D’où l’importance d’effectuer une transition alimentaire. Celle-ci consiste à passer d’un aliment à un autre, en incluant petit à petit ce dernier dans l’alimentation actuelle de votre chat. Pour en savoir plus, on vous explique tout dans notre article sur la transition alimentaire.

Dans le cas où votre petit compagnon aurait des problèmes de transit, n’hésitez pas non plus à lire notre article sur la diarrhée chez le chatOn vous donne quelques conseils précieux.

5. Les croquettes sont meilleures pour les dents de mon chat

On entend souvent dire que les chats nourris aux croquettes ont moins de problèmes dentaires que ceux alimentés aux pâtées. Certains sites recommandent même fortement de donner des aliments secs à son moustachu, car ils préviendraient la formation de plaque dentaire grâce à leur effet abrasif. En réalité, aucune étude n’a encore prouvé l’efficacité anti-tartre de la nourriture sèche. 

Pour rappel, les dents de nos compagnons ne sont pas conçues pour croquer, mais pour cisailler et déchirer de la viande. Leurs ancêtres sauvages n’avaient d’ailleurs aucun ou très peu de problèmes dentaires (enfin pas à notre connaissance ni à celle des experts). Ils se “brossaient” les dents naturellement en broyant les os, en déchirant la chair, la peau, les tendons et les ligaments de leurs petites proies. 

Les croquettes ont une action abrasive minime ; elles sont assez friables, et surtout, elles sont souvent avalées entières. 

À l’inverse, on entend également dire que l’alimentation humide favorise la formation de plaque dentaire. Vrai et faux. Il s’agit surtout de la pâtée riche en glucides. C’est exactement comme pour nous ; plus nous consommons des glucides, plus nos dents sont attaquées.

Pour une bonne santé dentaire - et pour la santé en général de votre petit tigre - nous vous conseillons essentiellement d’opter pour une alimentation humide pauvre en glucides. Il a notamment été suggéré que les aliments riches en glucides pourraient augmenter la demande en sécrétion d’insuline, et ainsi prédisposer au développement du diabète sucré. Chez Ziggy, nos pâtées en contiennent moins 2% !

Et pour prendre soin des dents de votre poilu, n’hésitez pas non plus à lui brosser les dents à l’aide d’une brosse spéciale. Eh oui, ça existe !

Il est également recommandé de donner de temps en temps un gros morceau de viande crue (rapidement cuite afin d’éviter les risques de salmonellose) afin qu’il puisse la cisailler, la déchirer avec ses dents. Dans tous les cas, demandez l’avis à votre vétérinaire.

Pour en savoir plus, consultez notre article sur comment prendre soin des dents de son chat.

6. Les croquettes pour chatons ne servent à rien

“Ce n’est que du marketing !”

Si si, on a déjà entendu ça. Et cette affirmation est bien sûr une hérésie ! 

Alors oui, il est possible de donner des croquettes pour chats adultes à un chaton. Celui-ci les mangera sans aucun problème et avec grand appétit. Mais cette nourriture ne peut et ne doit être que temporaire ! Un chaton nourri uniquement avec des aliments non adaptés à son âge risque de développer des carences sévères. 

Au-delà du fait qu’elles soient plus petites - et donc plus faciles à déguster et à ingérer - les croquettes pour chatons apportent à nos bébés poilus tous les nutriments essentiels, et surtout dans des quantités nécessaires que l’on ne retrouve pas dans les croquettes pour un chat adulte stérilisé ou non. 

En pleine croissance, le chaton a notamment besoin de plus de calories et de matières grasses dans sa gamelle, mais aussi des quantités plus élevées en minéraux, notamment en calcium et phosphore.

Un chaton carencé en phosphore risque par exemple d’avoir un niveau d’endurance très faible, des pattes arquées (mauvaise croissance du squelette).  Une carence en calcium peut quant à elle entraîner une déminéralisation osseuse, provoquant des fractures fréquentes et de l’hypocalcémie (léchage compulsif des extrémités, troubles digestifs, épilepsie).

Dans les croquettes adultes, ces macro-éléments sont présents en faible quantité, car ils ne sont plus indispensables à la croissance des grands matous. Un apport élevé pourrait même être nocif. 

On vous dit tout sur les besoins nutritionnels du chaton dans cet article.

Pâtée Ziggy pour chatons
Pour que votre chaton soit en bonne santé, il est essentiel de lui donner une nourriture adaptée à son âge.

7. Les croquettes, c’est à volonté !

Nos tigres de salon sont des petits grignoteurs, c’est-à-dire qu’ils effectuent plusieurs petits repas au cours de la journée et de la nuit. Leur donner des croquettes à volonté est donc idéal afin qu’ils ne soient pas frustrés. Cela dit, les croquettes à volonté ne sont possibles que pour les chats qui savent se réguler. Ce qui n’est pas le cas, malheureusement, pour tous les matous et minettes de nos foyers. 

Certains ont en effet un comportement glouton. Si sa gamelle est toujours remplie, votre moustachu risque de manger plus qu’il ne devrait. Cette prise alimentaire excessive peut engendrer du surpoids, de l’obésité, et à long temps, du diabète. 

L’idéal est de donner au minium à son félin 4 repas par jour (composés de pâtée), et de mettre à sa disposition quelques croquettes dans un jouet distributeur.  Encore une fois, l’alimentation humide n’apporte que des bénéfices : riche en eau, elle comble les besoins hydriques de nos poilus, elle est rassasiante, car elle apporte du volume dans l’estomac, et surtout, elle est peu calorique. 

Notez que les rations doivent être adaptées. Pour cela, vous pouvez vous aider de notre calculateur de ration 😺

8. Les croquettes sans céréales sont forcément meilleures

Dans le commerce, nous constatons de plus en plus de croquettes arborer la mention “sans céréales” ou “grain free”. C’est d’ailleurs devenu un critère de choix pour beaucoup d’entre nous. Mais ces croquettes sont-elles forcément meilleures pour la santé de nos chats ? Oui et non.

Les croquettes sans céréales sont, comme leur nom l’indique, sans céréales. Un bon point puisque dans la nature nos félins ne consomment pas de céréales (qui sont d’ailleurs très peu digestes). Ils ne mangent ni blé ni maïs, et encore moins de l’orge. Ils en ingèrent toutefois un peu lorsqu’ils dévorent leurs proies - les céréales étant présentes dans leur estomac. 

MAIS !

Pour les fabriquer, sachez qu’il faut obligatoirement utiliser de l’amidon, un glucide “emmagasiné par les végétaux sous forme de granules qui, broyés, fournissent un empois”. Il s’agit d’une sorte de colle qui permet aux croquettes de tenir et d’avoir une texture aérée et croustillante. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a pas encore trouvé de solution ! 

Alors pour remplacer les céréales, les fabricants utilisent à la place d’autres sources d’amidon comme le tapioca, la patate douce, les lentilles ou encore la farine de pois chiche. Des substituts qui ne sont pas de meilleurs sur le plan nutritionnel, et qui peuvent apporter beaucoup de glucides (aussi appelés hydrates de carbone). Certaines croquettes peuvent en contenir jusqu’à 50%, et ainsi être bien plus nocives que celles contenant un peu de blé ou de riz.

Nos minets et minettes ne sont pas adaptés pour digérer, absorber et métaboliser des grandes quantités de glucides. De plus, une consommation élevée peut être responsable de surpoids. Et nous l’avons précisé plus haut : les produits trop riches en hydrates de carbone peuvent augmenter la demande en sécrétion d’insuline, et ainsi prédisposer au développement du diabète sucré. 

Il conviendra de vérifier le taux de glucides sur les sachets. S’il n’est pas mentionné, il suffit d’additionner tous les taux des constituants analytiques : protéine brute, matières grasses brutes, cendres brutes, cellulose brute et humidité. Vous obtiendrez la teneur.

Dans l’idéal, celle-ci devrait être à zéro. Mais cela est impossible, car on trouve naturellement des glucides dans les protéines animales et les légumes. Pour un chaton, le taux devrait se situer à 18, et pour un adulte à 25.

Notez que pour les pâtées, l’amidon n’est quant à lui pas nécessaire à leur fabrication. Mais certains fabricants en utilisent tout de même. Chez Ziggy, pas besoin de sortir sa calculette, toutes nos pâtées contiennent moins de 2% de glucides 😺. 

9. Le chat doit manger uniquement de la viande

Nos minous sont des carnivores stricts. Cela signifie qu’ils ne peuvent pas se passer de protéines animales dans leur alimentation. Celles-ci sont indispensables puisqu’elles sont la source des 11 acides aminés essentiels à leur santé.

On retrouve : la taurine, l’arginine, la phénylalanine, la méthionine, la valine, la leucine, l’isoleucine, la lysine, le tryptophane, la thréonine et l’histidine.

Tous ces micronutriments participent au bon fonctionnement de leur organisme (immunité, croissance, digestion, reproduction) et de leur structure (os, peau, muscles, poils). 

Cependant, leur donner exclusivement de la viande risquerait de provoquer des carences sévères. Car en plus des protéines, nos petits compagnons ont besoin de trouver dans leur nourriture des lipides (acides gras essentiels) des vitamines et des minéraux (phosphore, calcium, sodium, etc.) pour être en bonne santé. 

La viande contient par exemple plus de phosphore que de calcium. Ce macro-élément est impliqué dans la contraction musculaire, la coagulation sanguine et la conduction nerveuse. Le calcium est par ailleurs un composant structural des os et des dents. Un chat carencé en calcium peut présenter un squelette déminéralisé, avoir des os qui se fracturent facilement, une colonne vertébrale qui perd sa solidité et prend une forme de S anormale.

Nos moustachus ont également besoin de quelques fibres dans leur alimentation pour garder un bon transit. Dans le régime alimentaire d’un chat sauvage, ce sont la peau et le contenu digestif de la souris, associés à la consommation d’un peu d’herbe, qui assurent ce rôle. 

Donner exclusivement de la viande à son chat peut donc s’avérer très dangereux. Il est certes un carnivore strict, mais il a aussi besoin d’autres nutriments dans sa nourriture.

10. Une alimentation plus chère est gage de qualité

Bien manger, ça coûte forcément un peu plus cher.

On peut le constater au quotidien en faisant nos courses : les produits à bas prix sont rarement très qualitatifs. Les tomates d’Espagne cultivées sous serre sont par exemple bien moins goûtues que les tomates qui ont poussé sous le soleil de Provence. Idem pour les jus de fruits. Les premiers prix sont à base de concentré et non de vrais fruits mixés. 

Pour nos petits félins, c’est la même chose. 

Lorsque l’on achète des croquettes à 3 euros le kilo ou une boîte de pâtée à 0,40 centime d’euro, il ne faut pas s’attendre à avoir du 5 étoiles dans la gamelle de minou. Dans ces produits, on retrouve davantage de protéines végétales que de protéines animales, celles-ci étant plus rares et plus coûteuses. Exit également les abats nobles et les vrais morceaux de muscles, encore plus onéreux.

Cependant, l’inverse n’est pas forcément vrai. 

Un aliment cher n’est pas toujours gage de qualité. Certains produits “haut de gamme” peuvent par exemple contenir beaucoup de glucides.

Autre point à souligner : certaines marques ne comptent aucun vétérinaire, nutritionniste ou ingénieur agronome dans leurs équipes. Mais grâce à une bonne stratégie marketing, elles vendent leurs boîtes et sachets à prix d’or. D’où l’importance de bien savoir déchiffrer les étiquettes des aliments pour chats pour éviter de tomber dans le panneau (et perdre beaucoup d’argent !) 

Faites notamment attention aux produits hors de prix affichant la mention “validé par des vétérinaires”. Cette promesse ne veut absolument rien dire, car on ne sait pas qui sont ces vétérinaires. Cela peut être en fait n’importe qui. Aucun contrôle n’a également pu être effectué. 

Chez Ziggy, toutes nos recettes ont été formulées par le Dr Géraldine Blanchard, vétérinaire nutritionniste réputée mondialement pour son expertise en nutrition clinique.

Nous avons préféré lui faire confiance, plutôt que de nous laisser guider par des choix purement marketing. Pour nos produits, nous n’avons fait aucun compromis sur la qualité. Chaque aliment présent dans nos recettes est sélectionné pour son intérêt nutritionnel spécifique. Si vous souhaitez tout savoir sur nos produits, on vous explique tout dans nos engagements 😺.

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11. Les sous-produits sont des déchets

Lorsque l’on regarde la liste des ingrédients des croquettes et pâtées, on peut y lire “sous-produits animaux”. Dans la conscience collective, les sous-produits sont des déchets d’abattoir. En réalité, il n’en est rien.

Il faut savoir qu’en petfood, toute matière utilisée, noble ou non, est déclassée en “sous-produits de catégorie 3” dès lors qu’elle est utilisée pour l’alimentation animale. Un filet de poulet est par exemple considéré comme un sous-produit. Si vous découpez une côte de bœuf et que vous donnez un morceau un peu trop gras à votre goût, celui-ci est l’équivalent d’un sous-produit.

La réglementation européenne est très stricte : dans les produits pour animaux de compagnie, toutes les matières premières utilisées sont issues d’animaux sains qui ont été abattus sous contrôle vétérinaire et déclarés propres à la consommation humaine. 

12. Un chat en insuffisance rénale doit manger peu de protéines

L’insuffisance rénale est l’une des trois principales causes de décès chez nos matous. Alors face à cette pathologie qui touche les reins, bon nombre de parents tentent de se renseigner sur Internet. Et malheureusement, les informations publiées sont souvent erronées. La palme de l’infox : il faut restreindre les protéines dans la nourriture de son chat insuffisant rénal.

On ne vous le cache pas, quand on lit ça, on fait le dos rond.

À ce jour, aucune étude n’a démontré que la restriction de protéines animales jouait favorablement sur la fonction rénale des chats malades ! 

Une faible quantité de protéines pourraient même mettre encore plus en danger la santé de boules de poils. Si elles n’en consomment pas assez, elles peuvent cataboliser leur propre masse musculaire, et ainsi perdre davantage de poids. Et cet effet peut causer une augmentation de la créatinine dans l’organisme. Créatinine qui devra ensuite être nettoyée par les reins qui n’arrivent pas déjà à bien fonctionner. 

Un chat souffrant d’insuffisance rénale doit consommer des protéines, et en quantité suffisante. Un prérequis toutefois : elles doivent être de bonne qualité ! 

Nous l’avons vu un peu plus haut dans cet article, beaucoup d’industriels utilisent de protéines peu qualitatives. En plus de n’apporter aucun bénéfice nutritionnel, elles peuvent avoir des effets sur la santé de votre boule de poils.

Lorsque votre petit compagnon consomme ce type de protéines, il ne va pas les utiliser pour son métabolisme. Les acides aminés qui n’ont pas été assimilés sont ainsi éliminés par les urines. Les reins malades de votre minou seront sursollicités. 

L’insuffisance rénale est une pathologie très sérieuse qui ne peut malheureusement pas être guérie. Seule une alimentation adaptée, équilibrée et qualitative pourra ralentir sa progression. On vous dit tout dans notre article sur l'alimentation du chat souffrant d'insuffisance rénale.

13. On peut donner ses restes de table

À chaque repas, c’est le même sketch : minou louche sur votre assiette, vous fait les yeux doux, se frotte contre vous pour tenter d’obtenir un petit bout de votre dîner. Et parce que vous ne pouvez résister à son charme, vous lui donnez un peu de fromage ou un morceau de ce délicieux cake que vous avez pâtissé avec amour.

Attention toutefois ; certains aliments peuvent être toxiques pour votre petit compagnon.

Parmi eux, on compte :

  • Les sauces à base d’ail et d’oignon
  • L’avocat qui contient de la persine, une toxine fongicide inoffensive chez l’Homme, mais dangereuse et même parfois mortelle pour nos chats. Si votre félin lèche votre avocado toast, éloignez-le tout de suite de votre tartine !  
  • La pomme de terre crue. Elle contient de la solanine qui est toxique. L'ingestion de pomme de terre crue peut provoquer des troubles digestifs et nerveux.

D’autres aliments ne sont pas toxiques, mais ils ne peuvent être donnés qu’en petite quantité au risque qu’ils ne provoquent des troubles digestifs. 

  • Le fromage. Consommé en grande quantité, il peut provoquer une inflammation du pancréas. Pour éviter tout risque, mettez votre Reblochon loin des moustaches de votre chat. 
  • Les épinards. Ce légume vert, souvent associé à une bonne crème fraîche, est riche en acides oxaliques qui peuvent provoquer des troubles urinaires. 
  • Les gâteaux qui contiennent beaucoup de beurre et de sucres. 
  • Le thon en boîte qui est bien trop salé pour nos poilus.
  • La charcuterie. Nos matous en raffolent, mais comme le fromage, le jambon, le saucisson et autres gourmandises carnées peuvent provoquer une inflammation du pancréas. 
  • Le gras de jambon. Si vous pensiez bien faire en donnant cette partie à votre minou, vous avez tout faux. Le gras de jambon est bien trop gras pour nos moustachus. Idem avec le beurre. Il faut y aller mollo sur les matières grasses ! 

Pour en savoir plus, on vous a listé les 30 aliments toxiques et dangereux pour votre chat.

Notez que si votre chat est diabétique, il faut absolument proscrire les légumes en conserve qui peuvent contenir du sucre, certains fromages, le riz, le maïs, la pomme de terre ou encore les gâteaux. Retrouvez également tous nos conseils sur l'alimentation du chat diabétique.

14. Le chat boit du lait

 Voilà sans doute le plus grand mythe. Non, les chats n’ont pas besoin de lait !  Beaucoup sont même intolérants au lactose (sucre du lait). Cette intolérance se traduit généralement par des troubles digestifs, comme une diarrhée. Non digéré, le lactose reste dans l’intestin, et il est ensuite fermenté par les bactéries présentes dans la flore intestinale.

Le seul lait toléré est celui de leur mère lorsqu’ils sont chatons, ou bien le lait maternisé prescrit par un vétérinaire si la maman ne peut plus assurer ses fonctions.

Le chaton digère bien le lactose de sa mère, car la lactase, une enzyme favorisant la digestion du lactose, est particulièrement active dans son organisme. Mais celle-ci perd en efficacité, une fois le chaton devenu adulte.

15. On peut donner du poisson cru

Tout dépend de l’espèce !

La chair de certains poissons contient de la thiaminase, une enzyme qui détruit la thiamine.

La thiamine, qu'est-ce que c'est ?

Comme expliqué dans notre article sur la levure de bière, la thiamine est le nom de la vitamine B1. Celle-ci est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme de nos matous. Cette vitamine hydrosoluble se concentre dans le cœur, le rein et le cerveau.

Une carence en thiamine peut causer le béribéri, une maladie que l’on retrouve aussi chez l’Homme et qui se manifeste par une faiblesse musculaire, des troubles neurologiques (ventroflexion de la tête, crises convulsives).

On peut donner du poisson cru en petite quantité, mais attention toutefois à l’espèce. Parmi les poissons contenant de la thiaminase, on compte le thon albacore, la carpe, l’anchois californien, le hareng Atlantique ou encore la sardine. Pour éviter tout risque, la cuisson reste la meilleure solution.

Des idées reçues sur l’alimentation de nos minous, on peut encore en lister une dizaine. La nutrition féline étant un sujet nouveau et très complexe, il n’est pas étonnant d’entendre et de lire des informations erronées.

Chez Ziggy, la santé de votre petit chat est notre priorité absolue, et nous ferons tout notre possible pour vous éclairer et vous aider à lui offrir la meilleure alimentation qui soit.

Si vous avez la moindre question, nous sommes à vos côtés. Vous pouvez nous contacter à tout moment à hello@ziggyfamily.com. Nous tenterons de vous répondre rapidement (sauf la nuit, on fait dodo). Dans tous les cas, vous pouvez faire confiance à nos produits qui font déjà le bonheur de milliers de chats ❤️